
Trois points majeurs ont été abordés :
1. Prorogation de la période de recensement électoral :
2. Révision de la liste électorale pour 2025 :
3. Audit de la liste électorale
Tout porte à croire que le PPA-CI a frappé à la mauvaise porte. La CEI, en effet, ne peut prendre d'initiative en dehors du cadre légal de son fonctionnement.
1) Elle ne peut proroger une opération sans l'aval du gouvernement.
2) La loi lui fait certes obligation de réviser chaque année la liste, mais 2025 étant l'année de la présidentielle, si on veut tenir le calendrier, il faut s'y prendre plus tôt.
3) L'audit réclamé est déjà pris en compte via le contentieux. Mais si cet audit devrait se faire selon CEi, il doit être encadré par un texte qui doit en fixer les modalités d'exécution.
Deux autres préoccupations subsidiaires ont été relevées par le PPA-CI : la question de la fraude et de la transhumance et l'inscription de Gbagbo sur la liste électorale. Sur le premier point, la CEI dit attendre les preuves.
Mettons le droit de côté et privilégions l' humanisme
D'ailleurs, il est bon de rappeler que le PPA-CI n'a pas un chiffre précis relativement à la fraude. Tantôt, selon l'un de ses vice-président, Tcheidé Jean Gervais, c'est 3 millions, tantôt selon Dano Djédjé, c'est 2,5 millions. Apparemment, le PPA-CI a déjà audité la liste et la CEI lui sera reconnaissante de lui remettre les résultats de l'audit. Quant à l'inscription de Gbagbo sur la liste, évoquée en fin de réunion, Dano Djédjé a déclaré : "Mettons le droit de côté et privilégions l'humanisme". Le président de la CEI a donc ironisé en ces termes : "Il y a ce que requiert le droit et ce que requiert l'humanité...".
Pour terminer, le PPA-CI a sollicité un poste de vice-président de la CEI, auquel la CEI a répondu que cela nécessiterait une modification législative.
Au demeurant, le PPA-CI peut saisir le ministère de l'intérieur, comme l'a fait Simone Gbagbo qui semble mieux maîtriser le fonctionnement de l'administration, plutôt que de s'acharner sur la CEI.
En fait, le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo reste bien camper sur son objectif : faire passer la CEI pour le diable et la jeter en pâture. La mayonnaise, semble-t-il, a du mal à prendre. Laurent Gbagbo, pour avoir géré le pays, sait bien à quoi s'en tenir.
Yacouba DOUMBIA