
Selon Téné Birahima Ouattara, cet acte matérialise une nouvelle étape des relations d'amitié et de coopération entre la France et la Côte d’Ivoire. Au cours de cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence du vice-Président de la République Tiémoko Meyliet Koné et du Premier ministre Robert Beugré Mambé, le ministre de la Défense a déclaré : « Cet acte marque une nouvelle étape dans les relations d'amitié et de coopération stratégique entre nos deux nations ». Téné Birahima Ouattara d’ajouter : « La décision de rétrocession du 43e BIMA émane de la volonté de nos deux chefs d'État et est le fruit d'une longue concertation et d'échanges entre les acteurs impliqués dans le partenariat militaire entre nos forces armées ». Il ne manque pas de saluer l'excellente collaboration « décomplexée, basée sur un respect mutuel du passé commun et l'espoir d'une coopération dynamique ».
Il apprécie également l’état d’esprit, qui a prévalu tout au long du processus ayant abouti à la rétrocession du 43e BIMA, pour trois raisons, notamment la création de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme de Jacqueville, la clarté des besoins exprimés par la Côte d'Ivoire, ainsi que la volonté d'une coopération efficace. Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a soutenu que la rétrocession du 43e BIMA à l’armée ivoirienne ne signifie pas le départ définitif des militaires français de la Côte d’Ivoire. « La France transforme sa présence. La France ne disparaît pas. Ainsi, 80 militaires français composeront un détachement interarmées qui représentera notre présence militaire, pour répondre aux besoins que vous exprimerez, des besoins qui seront sans cesse à réévaluer et à actualiser, notamment en matière de formation ». Sébastien Lecornu se réjouit de cet acte historique. En ce sens que pour lui, la relation au plan de la défense entre la France et la Côte d’Ivoire devrait connaître une évolution, au regard de la nouvelle situation qui prévaut dans la monde. « Il est évident que notre relation de défense devrait évoluer et reposer davantage sur l'avenir, les perspectives d'avenir, face aux réalités des menaces, aux réalités de ce monde devenues complexes, encore plus complexes qu'avant, sur le terrain sécuritaire (...) non pas une relation de défense qui ne s'inspirerait que du passé », a-t-il indiqué. C’est en 1978 que le 43e BIMA, qui s’étend sur une superficie de 232 hectares, a été créé.
Aristide OTRE