
Les communications partagées autour de trois sous-thèmes ont contribué à chercher des solutions aux maux qui menacent la stabilité financière et la pérennisation des systèmes de retraite. Du premier panel, il ressort que les systèmes de retraite, lorsqu’ils ne sont pas en situation de déficit, favorisent le versement régulier des prestations aux bénéficiaires.
En ce qui concerne la gouvernance et la stabilité financière de la branche retraite, les intervenants ont insisté sur la nécessité de développer des stratégies en vue d’assurer la couverture des travailleurs non-salariés. Afin que ceux-ci ne subissent pas les effets négatifs de l’évolution des emplois face à l’avènement de la digitalisation et de la montée de l’intelligence artificielle. C’est à ces conditions que les organismes de prévoyances sociales pourront garantir la stabilisation des taux de cotisations à long terme. Mais aussi, favoriser la multiplication des actions sociales et le financement de nouveaux produits en faveur des assurés sociaux, notamment les plus vulnérables.
Me Adama Kamara, ministre ivoirien de l’Emploi et de la Protection sociale a souhaité que les discussions aboutissent à des réalités concrètes. « Je suis convaincu que le bouillonnement d’idées qui a résulté de nos échanges et qui a abouti aux recommandations fortes qui viennent d’être formulées, va servir, par les pistes nouvelles préconisées, à la construction de régimes de retraite à la fois plus solides financièrement et plus résilients aux chocs extérieurs dans l’espace de la CIPRES », a-t-il déclaré.
Bema Bakayoko