
Pour cette première rencontre entre les deux officiers généraux, c’est la Direction générale de la Gendarmerie nationale de France qui a servi de cadre de travail.
Les deux forces entretiennent des liens forts et historiques. La Gendarmerie nationale de France a une empreinte solide en Côte d’Ivoire, qui se manifeste par la présence d’un attaché de sécurité intérieure (ASI), de coopérants, de prévôts, d’un expert à la délégation de l’Union européenne et de gardes de sécurité diplomatique (GSD). La gendarmerie ivoirienne est la première gendarmerie d’Afrique subsaharienne, avec un effectif de 30 000 hommes.
Cette rencontre a été marquée par un temps fort, la remise par le général d’armée Hubert Bonneau, des insignes d’officier de la Légion d’Honneur au GCA Alexandre Apalo Touré. Les deux officiers généraux ont ensuite eu un temps d’échanges et de travail, au cours duquel a été dressé un état des lieux de la collaboration entre les deux gendarmeries, de ses points forts et de ses perspectives de développement.
Une conférence au Cours supérieur de l’enseignement militaire de la gendarmerie
Un peu plus tôt dans la journée, le commandant supérieur de la gendarmerie nationale s’est rendu à l’École militaire pour animer une conférence sur les défis contemporains des gendarmeries africaines devant les stagiaires du Cours supérieur de l’enseignement militaire de la gendarmerie (CSEMG).
Après un état précis des défis sécuritaires qui pèsent sur les gendarmeries africaines, et plus particulièrement sur la Côte d’Ivoire, le GCA Alexandre Apalo Touré a développé les stratégies de réponse et la rapide montée en puissance de la gendarmerie ivoirienne.
À l’issue de cette conférence, il a répondu aux questions des auditeurs. Le général Apalo s’est par la suite entretenu avec les stagiaires africains du CSEMG et de l’École de guerre.
Ernest Famin