
Accompagné de son épouse Brigitte, de patrons d’entreprise, intellectuels ou personnalités du spectacle, le président français a eu un tête-à-tête avec le monarque marocain où des sujets comme la question de l’immigration, devenue une obsession en France seront abordés.
La France premier investisseur au Maroc et vice-versa, le Maroc premier investisseur étranger en France ont conclu vingt-deux contrats et accords d'investissement sur le transport ferroviaire, l'hydrogène ou encore les énergies renouvelables d’une valeur d’environ 10 milliards d’euro.
Même si des détails n’ont pas été donnés sur la signature de ces accords, selon des indiscrétions, les domaines de l’énergie, de l’eau, de l’éducation et de la sécurité intérieure sont entre autres des secteurs concernés.
Après un tête-à-tête en fin de journée, le président français et le roi marocain ont signé une déclaration sur un « partenariat d'exception renforcé » censé concrétiser la réconciliation entre les deux pays.
La France favorable à un règlement du contentieux au Sahara occidental
Les deux chefs d’Etat entendent tirer un trait sur une série de contentieux dû à des soupçons d’écoutes téléphoniques d’Emmanuel Macron. Ce qui a provoqué la diminution par deux du nombre de visas accordés aux Marocains en 2021-2022. Ces multiples secousses ont sans cesse conduit à repousser la visite d’Etat d’Emmanuel Macron, envisagée début 2020, après un premier déplacement en 2017 et un autre en 2018.
Au total, neuf ministres français sont du voyage, dont ceux de l’intérieur, Bruno Retailleau, de l’économie, Antoine Armand, de l’éducation nationale, Anne Genetet, et de la culture, Rachida Dati, d’origine marocaine.
Les dirigeants des groupes français Engie, Alstom, Safran, TotalEnergies, CMA CGM, Suez, Veolia et Thales Alenia Space seront présents. Le monde culturel franco-marocain sera aussi à l’honneur, des écrivains Tahar Ben Jelloun et Leïla Slimani à l’humoriste Djamel Debbouze et l’acteur Gérard Darmon.
Emmanuel Macron a enclenché en juillet un rapprochement avec le Maroc, où la France compte d’importants intérêts économiques, en se déclarant favorable à un règlement du contentieux au Sahara occidental « dans le cadre de la souveraineté marocaine ».
Joël DALLY